C’est sans doute une redistribution les plus hétérogènes qui soient, à laquelle nous invite cette saison la Formule 1 qui reprend la main le 14 mars à Bahrein. Hormis la symbolique du lieu, symbole du ‘’pétrodollarisme’’ conquérant, c’est surtout la nature du plateau qui a de quoi inquiéter.
Moteur-News
Grosse affluence du côté de l’Hippodrome de Saint-Cloud pour la présentation du programme Peugeot 2008. Trois voitures au Mans, deux en Le Mans Serie et une à Sebring les Lionnes ne chomeront pas cette année.
Michel Barge a également dévoilé les noms des pilotes. On prend les même et on les renforce avec des pilotes de F1.
“Il y a eu de nombreuses améliorations sur les voitures 2008. A tous les niveaux. En fait, nous avons pris comme principe de base de regarder le temps que nous avions fait aux essais 2008 (la pole en 3′26”944) et de la rééditer pour les trois voitures 24 heures durant.” Serge Saulnier, le team manager de Peugot Sport a annoncé la couleur. Si Audi veut vaincre encore au Mans, il leur faudra passer sur les carcasses des Lionnes. Jean-Philippe Collin, le nouveau directeur général et Michel Barge le directeur de la compétition l’ont aussi crié haut et fort pour être entendus jusqu’à Ingolstadt : “l’objectif prioritaire de Peugeot pour 2008 sera la victoire au Mans.”
Pour ce faire, les Sochaliens ont engagé trois voitures au Mans. Comme les Allemands. Ils ont fait appel aux mêmes pilotes qu’en 2007. Nicolas, Minassian, Marc Gené, Stéphane Sarrazin et Pedro Lamy constitueront toujours la base de l’édifice. Ce sont eux qui iront défendre le titre en ALMS. Avec des renforts de qualité pour Le Mans puisque la priorité a été donnée à des pilotes avec une grosses expérience. Une voiture ira également à Sebring en début de saison.
Jacques Villeneuve a réussi a trouver une plage entre deux course de Nascar et sera de nouveau au Mans cette année.
Frank Montagny reviendra lui aussi des USA et du championnnat Champcar pour piloter l’une des 908.
Alexander Würz, Christain Klien, Ricardo Zonta ont également été engagés
Anthony Beltoise sera le pilote de réserve. Il est plus particulièrement chargé des essais de développement.
L’endurance va bien. Et même très bien. En témoigne la liste des 50 invités à participer à la série LMS en 2008. Après quatre années d’effort, la discipline a atteint un nouveau palier. Grosse affluence également en American Le Mans Serie.
Restera à finaliser le travail en Orient et l’échelon planétaire sera atteint. Avec toujours bien évidemment l’apothéose mancelle.

Ce sera donc un plateau intéressant qui animera les manche de la LMS avec en préambule une séance d’essais dès le début du mois de mars. Cinquante concurrents ont été invités par l’ACO à participer parmi lesquels évidemment les deux grands prétendants Audi et Peugeot qui ont engagé chacun deux voitures. La plus grosse force, numériquement parlant, sera celle de Pescarolo puisque le grand Henri aura trois voitures en LMP1 et une en LMP2. Deux voitures semblent être la juste mesure puisque Oreca-Courage, Lola, Création et Espilon ont eux aussi mis une paire sur le tapis. Seize LMP1, le plus grand succès est sans doute là.
Gros plateau également en LMP2 avec trois Porsche Spyder, deux Zytek pour Barazi-Epsilon et Trading Performance, deux Embassy et trois Lola, la bagarre sera rude.

La crise continue en LMGT1. Larbre n’engage qu’une Saleen. Deux Corvette pour Alphand Aventure, une Lamborghini, une Aston Martin, c’est vraiment peu.
En LMGT2, les Porsche 997 GT3 RS sont en nombre (6) devant quatre Ferrari F430 GT et trois Spyker. Une Aston Martin Vantage V8 a été engagée par James Watt Automotive.
Côté pilote, les jeunes Français arrivent puisque cette année, ils seront en nombre. Alexandre Prémat chez Audi, Nicolas Lapierre chez Oreca, Simon Pagenaud chez Creation, Xavier Pompidou chez Speedy Racing, Pierre Ragues chez Saulnier Racing, Dino Lunardi chez Larbre, une bien belle représentation des nos meilleurs jeunes. Avec aussi l’arrivée d’hommes plus confirmés comme Olivier Panis, le niveau de pilotage ne cesse de progresser. La preuve que l’endurance est sortie de sa période gentlemen drivers et redevient du vrai sport automobile.
C’est devenu du grand n’importe quoi. On avait eu le Paris partant de Lisbonne, on aura désormais le Dakar au Chili ! En 2009, tout le monde embarquera vers l’Amsud pour un périple entre Argentine et Chili. Des beaux paysage sûrement mais pourquoi bon sang continuer à appeler cela le Dakar.
Les Français ont été les derniers à s’inscrire dans le créneau des SUV. Citroën et Peugeot l’ont fait grâce à un partenariat avec Mitsubishi. Renault a fait jouer la synergie de groupe. En s’appuyant évidemment sur l’expérience Nissan mais aussi en utilisant largement les éléments et la technologie de Samsung. C’est d’ailleurs en Corée du Sud que sera fabriqué Koleos.
La présentation officielle sera faite lors du salon de Genève (début mars) tandis que la commercialisation en France débutera au mois de mai.
Le premier 4×4 moderne de Renault
Pour l’instant la communication de Renault se fait sur la nouveauté pour Renault de s’impliquer dans le segment du Crossover 4X4. C’est peut être oublier un modèle trop novateur pour son époque : la Renault Prairie Colorale qui pouvait au choix être équipé en deux ou quatre roues motrices.C’était en 1951. Les surplus américains (Jeep, Dodge) auront raison de cette initiative.
Des Renault à traction intégrale vues jusqu’à maintenant étaient surtout le fait d’adaptateurs indépendants (Simpar essentiellement sur des R4 et des VU).
C’est le système Nissan « All mode 4×4-i » de Nissan qui a été choisi. Le même que sur le X Trail de la marque japonaise. Une proposition 2 roues motrices sera également faite aux inconditionnels du bitume.
Moteurs issues de l’Alliance
C’est désormais usuel, chaque nouveau modèle Renault peut recevoir des moteurs venant des marques cousines de l’Alliance Renault-Nissan-Samsung. Koleos roulera essence ou diesel.
Pour l’essence, c’est le Nissan TR25 qui a été choisi. C’est un 2.5l Euro 4 qui développe 170ch et qui procure un couple de 226Nm (23m/kg). Deux boîtes peuvent l’équiper : une manuelle 6 vitesses ou une transmission à variation continue.
Pour le diesel, les décideurs ont choisi le 2.0 dCi Euro 4 (le M9R) vu sur Megane, Qashqaï et Nouvel-X Trail et sur le QM5 de Samsung. Ce moteur développe deux niveau de puissance ‘1150cv « et 170cv). Pour la transmission, une boîte 6 vitesses ou ou une automatique sont proposées.
Pour l’instant, pas de tarif. Renault cible très précisément la référence : le Rav 4 de Toyota. Les prix s’aligneront sans doute sur ceux du petit 4×4 du premier constructeur mondial.
Premier essais en mai.
J.-M.L.
Les choses se dévoilent peu à peu pour cette édition 2008 des 24 Heures. Devant l’engagement de trois Audi, il semble bien que Peugeot fasse de même. Trois voitures de Sochaux seront vraissemblablement au départ les 14 et 15 juin sur le cicuit de la Sarthe. Au volant, les habituels Nicolas Minassian, Marc Gené, Stéphane Sarrazin, Pedro Lamy qe l’on retrouvera en LMS. Ils recevront le renfort de Ricardo Zonta et de Franck Montagny. Sur son site, “Franky la classe” nous annonce une bonne nouvelle pour le 15 février, date de la conférence de presse de Peugeot. Alors … Trois voitures, neuf pilotes. Il en manque donc trois. Alors les paris sont ouverts. Je me lance :
Sur la 7 : Minassian-Gené-Lamy (question de taille)
Sur la 8 : Sarrazin-
Montagny-Zonta
Sur la 3e : Lunardi-Würz-Hélary
Ce pronostic n’engage que moi. On en saura pus le 15 février, date de la conférence de presse de Peugeot-Sport
Marc Laboulle repart en 2008 avec la même Citroën Xsara « WRC » de 2007, toujours préparée par Exagon Engineering.
Mais il restera en bride de 40 mm. Ecoutons le team manager de Citroën Ouest Compétition, Bernard Hainry : « Nous avons une boîte transversale qui provient d’une Seat WRC. Les WRC ont théoriquement 300 ch. La Xsara ne pourra jamais encaisser 500 ch ! On laissera donc la voiture en configuration de 2007. Déjà avec les 397 ch exactement que possédait le moteur, on a connu quelques petits problèmes de boîte. On va donc refaire des carters pour 2008. On va descendre le poids de 1200 kilos à 1120 kilos. Comme on aura le même nombre de pneus que les autres, on économisera un peu de gomme au cours du week-end. Cela nous permettra d’être un peu mieux qu’eux en fin de week-end… Sans oublier que les bangs-bangs seront toujours interdits, même en bride de 45mm. Cela devrait leur poser un peu de difficultés de mise au point en début de championnat… ».
David Meslier débutera la saison 2008 avec la « vieille » Renault Clio II RS « WRC ».
Le châssis de la Renault Clio III RS « WRC » est toujours en construction chez Vaison Sport. Une fois la coque terminée, elle sera complètement assemblée chez FH Electronics (Denis Foussard). En effet Denis vient d’embaucher Richard Morel qui a longtemps œuvré chez Christian Ménier avant de passer quelques mois chez Nissan Dessoude. Richard s’attaquera au montage de la voiture d’ici quelques semaines. Une fois la Clio III finie, David Meslier fera des tests comparatifs entre la Clio II et la Clio III. Si la version III se montre meilleure que la II, il fera la fin de saison avec sa nouvelle voiture. Philippe Chanoine, le team manager est formel : « On n’engagera la nouvelle voiture que lorsqu’elle sera plus compétitive que l’ancienne ! Pas avant ».
Mickaël Poirier a reçu la coque 3 portes de la BMW 130 i avec trois semaines de retard.
« Il n’est pas aisé d’acheter maintenant une coque nue de voiture. Comme je voulais partir d’une caisse neuve, BMW France nous a fait attendre trois semaines car je n’avais pas de carte grise de BMW 3 portes. Maintenant c’est OK. Mon père a amené juste avant Noël cette coque chez Sparco en Italie afin de monter l’arceau. Malheureusement, Sparco était fermé du 20 décembre jusqu’au 6 janvier. Maintenant tout devrait aller normalement et on devrait recevoir la coque arceautée d’ici peu.
Après trois titres consécutifs en Division 3 (2005, 2006, 2007) assortis de 20 victoires, Gaëtan Sérazin a vendu sa Peugeot 307 V6 Nissan T3F à Patrick Guillerme.
Gaëtan vient de recevoir une coque de Peugeot 207 pour construire une… Division 1. Il confiera l’arceautage à MG Racing (Gabriel Montagner) mais tout le reste sera fait dans son atelier. Toutefois il achètera un kit carrosserie complet. « C’est la première fois que je ferai un moteur turbo, j’en étudie déjà la préparation ». Cette année, Gaëtan Sérazin participera peut-être à quelques courses de…Division 3 sur l’ancienne Citroën Xsara V6 T3F de Patrick Guillerme. Il s’attaquera au Championnat de France de Division 1 en 2009, le temps de construire sa Peugeot 207 WRC !
Merci à mon ami Jacques Privat et au site de l’AFOR :
Loeb out sur un problème moteur, Sordo toujours à la recherche des 5 minutes perdues (pénalité pour changement de moteur après le Monte Carlo) mais qui revient néanmoins de la 18e à la 7e place, les Subaru vieillissantes, c’est donc la fête Ford en Suède. Latvala impose son rythme et Hirvoinen assure. Seul Solberg s’intercale dans l’escadrille Focus amis à près de trois minutes du leader.
Le classement après deux journées
1. Latvala Ford 2:03:53.7
2. Hirvonen Ford + 49.8
3. Galli Ford + 1:35.9
4. P Solberg Subaru + 2:40.9
5. Wilson Ford + 4:37.6
6. Mikkelsen Ford + 4:48.1
7. Sordo Citroen + 6:51.9
8. Gardemeister Suzuki + 8:49.3
9. Hanninen Mitsubishi + 8:52.7
10. Ketomaa Subaru + 10:00.8
Des Ferrari d’antan, délicieuse nostalgie
Un petit moment passéiste, ça ne peut pas faire de mal. La culture automobile a ses racines, il est bon de s’y plonger gouluement lorsque vient le temps du salon Rétromobile (du 8 au 17 février au Parc des Expositions de la Porte de Versailles). Peugeot, Citroën, BMW, Mercedes, Lancia, Fiat, Alfa Romeo, Honda y tiennent stands. Curieusement, Renault n’est pas là. C’est aussi le rendez-vous obligé des collectionneurs, des reconstructeurs du rêve automobile, des artistes et de plein de passionnés. Autant de raison de s’y précipiter lorsque l’on habite pas trop loin de la capitale.
Soit, les supporters de Fernando Alonso qui ont insulté Hamilton sont des ahuris notoires qui ne méritent surtout pas notre considération. On sait l’Espagne toujours un peu traversée par quelques relents nauséabonds et le sinistre Caudillo a encore quelques fervents partisans. Mais franchement, de là à penser que les deux futurs Grand Prix seront la proie d’émeutes à caractère raciste, il y a un pas à ne pas franchir. Du côté de Londres, il semble bien qu’il y ait dramatisation quelque peu outrancière.
Les tabloïds anglais, toujours prompts à faire la leçon à l’étranger ont évidemment monté en épingle les injures débiles de quelques petits fachos insignifiants lors des essais à Barcelone. L’Angleterre s’est senti agressée.
Les associations anti racistes d’outre manche ne font pas dans la dentelle et mettent une grosse pression sur la FIA qui la transmet bien entendu à la Fédération espagnole. Deux Grands Prix, Espagne et Europe, un pilote super star, une ferveur incroyable, les responsables du sport auto ibériques buvaient jusqu’alors du petit lait. Il leur faut faire avec une Albion vexée et pugnace. La rançon du succès sans doute.
L’Espagne a tout à gagner lorsqu’il s’agit de contrôler les terribles pulsions de quelques uns de ses citoyens. Elle le fera, soyons en persuadés. La passion des nos voisins d’outre Pyrénées pour les sports mécaniques fera le reste.
Évitons le calcul stupide du style : un grand prix de moins en Espagne, une nouvelle chance pour Silverstone. (cf article précédent) 
Le racisme est une plaie, le mercantilisme en est une autre




