C’est sans doute une redistribution les plus hétérogènes qui soient, à laquelle nous invite cette saison la Formule 1 qui reprend la main le 14 mars à Bahrein. Hormis la symbolique du lieu, symbole du ‘’pétrodollarisme’’ conquérant, c’est surtout la nature du plateau qui a de quoi inquiéter.
Les essais d’avant saison ont dessiné une hiérarchie sans doute assez exacte de ce que sera la première grille de départ du Grand Prix de Bahrein. Les Ferrari d’Alonso et Massa ont démontré une belle efficacité. Reste à connaître la configuration établie lors de ces tests. De l’avis de beaucoup d’observateurs, les italiennes semblent un ton au-dessus lorsqu’elles embarquent beaucoup d’essence. Rappelons que les ravitaillements sont désormais interdits, pas les changements de pneumatiques et qu’il faudra de nouveau aux monoplaces 2010 embarquer 160 bons kilos d’essence si elles veulent rallier sans encombre la ligne d’arrivée. Derrière les Ferrari, les Red Bull motorisées par Renault, les McLaren et les Mercedes, motorisé par… Mercedes semblent elles aussi dans l’allure.Côté pilote, Schumacher semble peu perturbé par la belle compétitivité du jeune Rosberg tandis qu’Hamilton tient la corde chez McLaren face au tenant du titre. Alonso et Massa profitent de l’homogénéité des Ferrari. Weber s’est hissé, durant ces essais au niveau de Vettel. Renault soutenue par Lada Derrière ces quatre écuries, c’est beaucoup moins facile pour Williams, Renault, Force India et Toro Rosso. D’ors et déjà malgré des nouvelles voitures, ces écuries semblent condamnées à la figuration. On voit mal en effet, surtout avec le soutien de… Lada, comment Renault pourrait refaire le terrain perdu cet hiver dans des transactions pas toujours très transparentes. L’arrivée de Kubica est une bonne chose. Celle de Petrov peut inquiéter. Non pas que le garçon manque de talent sur un tour mais le Slave n’a jusqu’alors pas vraiment brillé par sa gestion de course. Les VIP invités par … Lada boiront sans doute de la vodka dans l’hospitality Renault, mais franchement, l’image du constructeur français risque d’en prendre un coup. C’est, avec le débarquement en Asie, la nouvelle donne de la F1 moderne. Les patrons de Renault semblent désormais bien plus inquiets des marchés émergents de l’Est que de la gestion technique et sportive de la marque. On se demande d’ailleurs d’où leur est venue cette ubuesque idée d’associer Renault et Lada. La raison d’Etat sans doute. Après le scandale Briatore, voici venu le temps des balalaïkas. Lotus et des fantômes Pour le fond de grille, la politique initiée par Max Mosley avant sa mise à la retraite se révèle être un beau fiasco. Passons sur la fulgurante trajectoire américained’USF1 qui s’est crashée comme une bonne vieille fusée saturne mal pensée et encore une fois l’autorité en charge de la F1 a démontré ses étonnantes lacunes. Pas d’écurie remplaçante puisque le Serbe Goran Stefanovic qui avait racheté les Toyota a été recalé. Pour Virgin, l’affaire est plus grave. La monoplace est restée dans ses stands lors des différents tests après avoir explosé ses ailerons lors des premiers roulages. La faute sans doute à de sévères erreurs de conception. Les ingénieurs n’ont travaillé que sur écran. La monoplace du marchand de disque aurait sans doute dû rester virtuelle. Exit Campos, bonjour Dallara et HRT. Mais qu’est donc allé faire Bruno Senna dans cette galère ? Reste Lotus qui semble avoir mis à profit les capitaux malais pour permettre à Mike Gascoygn son concepteur de retrouver les chemins de l’efficacité. Le luxueux passé de la marque n’autorisera surtout pas un fiasco. Les animateurs de ce projet semblent l’avoir compris
Cet article a été publié
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Lundi 8 mars 2010 à
9:09 et est classé dans
F1, Non classé.
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